crédits photos - sundgau
Images du Sundgau

De l'Empire à nos jours

Histoire du Sundgau

L'agriculture se maintient comme principale activité au XIXe siècle, en se modernisant un peu. Mais l'assolement triennal reste une tradition bien ancrée. La croissance démographique est importante et alimente une forte émigration vers les industries de Mulhouse et vers le continent américain. Parmi les rares industries qui s'implantent dans le Sundgau notons les tuileries de Gilardoni (Altkirch), les poêles en faïence de la Maison Hanser, les poteries et poêles Wanner (Linsdorf), la construction de métiers à tisser de Xavier Jourdain (Altkirch), le tissage des rubans de soie de Foltzer (Tagolsheim), tissages Emanuel Lang (Waldighoffen), des brasseries (Altkirch) et des ateliers de typographie et lithographie (Altkirch, Ferrette...)

En 1824 débute la construction du canal du Rhône au Rhin qui traverse le Sundgau et en 1840, la ligne de chemin de fer Mulhouse-Saint Louis. Sous le Second Empire Bazaine construit la voie ferrée Mulhouse-Belfort.

En 1848, suite à un important mouvement antisémite (Durmenach, Altkirch, Hirsingue), les Juifs quittent peu à peu les villages sundgauviens pour les centres urbains.

La guerre de 1870-71 va rompre cinquante années de paix. Les combats commencent dans la région de Kembs, fin septembre 1870 tout le Sundgau est occupé par l'armée allemande. Après le traité de paix du 10 mai 1871, le Sundgau est annexé à l'Allemagne.

Après une période d'adaptation, le développement industriel reprend avec l'implantation de nouvelles industries. Le Sundgau s'ouvre vers le reste du département, faute de pouvoir commercer avec le Territoire de Belfort, resté français. En 1874, une ligne télégraphique relie Altkirch à Ferrette. En 1891, le chemin de fer relie ses deux villes et d'autres voies sont construites entre Dannemarie et Pfetterhouse (1910) et Blotzheim-Waldighoffen (1915). Plusieurs églises sont reconstruites (Saint Morand à Altkirch, Ballersdorf...). En cette fin de siècle, le Sundgau reste un grand producteur de céréales et de bétail de boucherie et d'élevage.

La Première Guerre mondiale s'abat surtout sur l'ouest de la région. Dès les premiers jours d'août 1914, les troupes françaises cantonnées près de Valdieu font sauter le viaduc de Dannemarie. Les combats font rage. A partir de janvier 1915, le front sundgauvien reste stationnaire. Des bombardements ont lieu dans divers villages du sud-ouest. En décembre 1915, le commandement allemand décide d'évacuer la population de nombreux villages. Leur exil durera jusqu'à la fin de l'année 1918.

Pendant l'entre-deux guerre, 56% de la population travaille dans l'agriculture, 28% dans l'industrie et 7% seulement dans le tertiaire. Quelque 200 étangs sont aménagés pour l'élevage des carpes.

La paix est de courte durée. La défaite de 1940 amène l'occupation du Sundgau par l'Allemagne. Sous un régime de terreur nazie, la population est victime de déportations, d'emprisonnements, d'exécutions et de la mobilisation forcée des hommes de 17 à 38 ans. Certains tentent de s'évader vers la Suisse. Le 19 novembre 1944, Seppois le Bas est le premier village libéré, suivi par Altkirch deux jours après. Mais les combats acharnés ne prennent fin dans la poche de la Largue que le 20 décembre.

Après guerre c'est à nouveau une période de reconstruction, la maison à colombages fait souvent place à des constructions modernes. L'agriculture se modernise lentement. Le nombre d'agriculteurs régresse d'année en année (8,5% de la population en 1975). Plus de 55% de la population travaille dans le secteur secondaire et plus de 35% dans le tertiaire, notamment en Suisse, Allemagne et Territoire de Belfort.

Mais malgré les grandes voies de communications qui le cernent, le Sundgau reste une région préservée et recherchée pour son calme et la qualité de son cadre de vie. Le tourisme commence à s'y développer.

retour en haut de page
Société d'Histoire du Sundgau - BP 27 - 68400 Riedisheim - France
mentions légales